La Charte départementale pour un service public du sport a été signée officiellement entre Dugny et le Comité Départemental Olympique et Sportif de Seine-Saint-Denis. C'est une bonne nouvelle pour les sportifs et leurs associations.
Effectivement, cette Charte pousse à mettre en place les outils, les lieux pour que chaque licencié soit acteur de la vie de son club, de son association sportive. C'est d'autant plus important que le sport est l'activité sociale où le plus de jeunes gens et de jeunes filles s'engagent, c'est un formidable appui pour la démocratie et l'engagement citoyen.
Et puis, il est réconfortant de voir que des dirigeants sportifs comme ceux du CDOS 93 sont à l'origine d'une démarche fondée sur les valeurs du sport à l'opposé du sport-marchandise. Ils ont au coeur non pas l'argent comme on le voit trop souvent dans les médias, mais la pratique sportive de chaque licencié en tant que personne. C'est bien d'émancipation humaine à travers le sport dont il est question.
Mais une question se pose cruellement. La question des moyens : cette Charte départementale dans sa dimension «Dugny» sera d'autant plus efficace si le mouvement sportif peut s'appuyer sur un vrai Ministère des Sports avec les moyens en conséquence contrairement à ce que l'on connaît. Or, c’est « moins » de sport à l’école, « moins » d’emplois avec l’application de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), « moins » de professionnels en charge des missions sport dans les directions départementales et moins de CREPS. Il est temps de promouvoir d'autres choix.
Dans ce contexte, on mesure toute la portée de la Charte proposée par le CDOS 93 « pour un service public du sport ». Il faut s'en féliciter et s'engager à fond.